Naomi est venue nous (Anne, Paul et moi) chercher avec son 4X4 aux aurores pour partir pour Vanua Levu. On devait d'abord embarquer à Natovi sur un ferry qui était censé partir à 6h00. Sans grande surprise, on l’a attendu deux heures. La traversée, de 5 heures, est passée assez vite avec des chants autour d’un bol de kava et la diffusion de Sister Act.
On a débarqué à Nabouwalu, au sud de Vanua Levu, la deuxième plus grande île des Fidji. Vanua Levu est beaucoup moins touristique et plus “sauvage” que Viti Levu (l’île principale). D’ailleurs heureusement que Naomi a pris son 4X4 car la plupart des routes sont des pistes jonchée de cailloux et souvent de terre rouge vif, très impressionnant au milieu de ce vert.
On a pris par erreur la longue piste le long de la côte sud pour rejoindre Savusavu mais aucun regret: le paysage en valait le coup. On s’est même arrêté dans le village de Solevu, interloqués par la présence d’une église romane catholique. Tous le monde était très fiers de nous faire visiter cette église construite par des frères maristes.
Savusavu est un joli petit port, beaucoup plus propre que Suva. On s’est installé dans notre dortoir avec vue sur le port puis on est allé au bord de ce dernier pour un dîner japonais.
Le lendemain on s’est un peu baladé dans Savusavu le matin puis on a pris la route (enfin piste) en direction de la péninsule de Tunuloa, à l’est de Vanua Levu. Là aussi les vues étaient belles. C’est là qu’on a commencé à remarquer que l’océan était recouvert de pierres grises. On nous a expliqué qu’il y avait eu une éruption sous-terraine qui a rejeté toutes ces pierres ponces à la surface.
Suite à de vives recommandation, on s’est installé à Hannibal’s Resort: au milieu d’un magnifique jardin tropical, quelques jolis bures en bois donnant tous sur la mer, pas mal!
On a décidé de partir à la recherche des “hot pools“. Les directions étaient pour le moins vagues (en haut en haut…) et je dois dire qu’après une heure en plein bush sans aucun point de repère si ce n’est un jardin de dalo ou un chemin vaguement tracé parmi les pandanus, j’ai commencé à vouloir abandonner mais Anne nous a poussés et on les a trouvées! Trois ou quatre gouilles d’eau bouillante au milieu de fougères géantes et autre végétation tropicale, très agréable.
Le lendemain on a pris un café chez une française rencontrée la veille qui habite avec ses enfants et son mari (américain) depuis presque 4 ans. Il ont travaillé comme des acharnés pendant 13 ans en Californie et ont tous vendu pour acheter du terrain et construire une magnifique maison à la vue imprenable ici… Elle nous a emmenés au sommet d’une colline pour nous montrer la vue de toute la baie.
L’après-midi on a pris des kayaks pour trouver une île paraissant facile à atteindre depuis la colline en question mais qu’on a finalement jamais trouvée, la balade n’en a pas été moins chouette.
Après deux nuits passées dans ce paradis caché on a dû reprendre le chemin de Nabouwalu pour rentrer à Suva.
On a commencé à avoir des doutes quand on a vu aucune famille/voiture/sacs de noix de coco et dalo entassés sur la jetée… Nos doutes se sont confirmés très vite: le ferry n’est pas parti de Suva à cause du mauvais temps.
Anne devant travailler le lendemain matin, on a repris la route pour l’aéroport de Savusavu e croisant les doigts pour qu’il y est un siège de libre, ce qui s’est révélé efficace. Naomi, Paul et moi avons donc passé une nuit de plus à Savusavu, pour le plus grand plaisir de Paul qui a pu tester le restau chinois qu’il avait repéré dès le premier jour. On en a aussi profité pour jeter un coup d’œil au “hot pools” près de l’hôtel, malheureusement très polluées car servant de mode de cuisson et de déchèterie pour les locaux.
Toujours avec du retard, le ferry est arrivé; la traversée puis la route du retour m’ont parues beaucoup plus longues, mais c’est toujours comme ça avec les retours de vacances, non?
A mon retour à l’école j’ai eu le plaisir devoir que je pouvais compter sur Paulini pour me remplacer.
Sinon le Festival des Arts Mélanésiens, qui a lieu tous les 4 ans, a commencé aujourd’hui. On va pouvoir découvrir les traditions et cultures des îles Solomon, de la Nouvelle-Calédonie, du Vanuatu, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Fidji à travers leur artisanat, leur cuisine, leurs danses, leurs chants… J’attends de voir tout ça avec impatience.
mardi 3 octobre 2006
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire