vendredi 20 octobre 2006

Festival des Arts Mélanésiens, Fiji Day, Mari-Mira, Anne est partie et un temps à cyclones

Le Festival des Arts Mélanésiens a lieu environ tous les 4 ans. Après les îles Solomon et Vanuatu, ce donc les îles Fidji qui ont accueilli des centaines de Mélanésiens pour partager leurs cultures et traditions. Pendant ces 10 jours j’ai découvert des danses traditionnelles et plus modernes, de l’artisanat et des chants de cultures dont je ne soupçonnais pas l’existence il y a 2 ans.

Je me souviendrai surtout d’un groupe de Solomonais (Toelegu Pan Pipers) qui ont joué avec des flûtes de pan aux dimensions incroyables tout en dansant à un rythme effréné. C’est le groupe avec lequel on a le plus discuté, ils sont déjà allés au Japon et à Dubaï, leur prochaine destination est les Caraïbes. Parmi la délégation solomonaise, il y avait aussi un groupe de petites vieilles qui ont présenté leurs danses ancestrales pour la première fois à des étranger. Elles ont beaucoup fait rire la foule en imitant des mantes religieuses.

J’ai pas mal discuté avec quelques Kanaks, contents de parler français… Je suis frustrée de ne pas avoir pu voire une seule de leurs danses traditionnelles mais j’ai en revanche été très impressionnée par leur spectacle de “break danse”, il parait qu’ils pratiquent tous les jours sur la place publique à Nouméa. J’ai aussi beaucoup aimé le totem qu’ils ont sculpté sur place et autour duquel ils ont dansé et chanté pour chasser les mauvais esprits du lieu de son érection.

Les Ni Vanuatu n’ont pas donné beaucoup de spectacles car un des membres de la délégation est décédé d’une crise cardiaque lors de la cérémonie d’ouverture. En parlant du Vanuatu, Paul et moi sommes sur le point d’acheter des billets pour passer 10 jours dans ce pays dont on ne me tarit pas d’éloges.

La bonne surprise de ce festival a été la présence d’une petite délégation des îles du Détroit de Torres (entre l’Australie et la Nouvelle-Guinée). J’ai trouvé leurs danses très différentes des autres danses mélanésiennes, plus gracieuses.

Mais c’est la très grande délégation de Papouasie Nouvelle-Guinée qui a eu le plus de succès. J’ai adoré les couleurs vives de leurs corps peints et de leurs costumes ornés d’immenses feuilles, plumes et coquillages. J’ai eu la chance de les observer de près car ils sont venus danser à Suva Grammar. Certains élèves les ont même rejoints pendant une danse et ils ont beaucoup apprécié.

J’avoue ne pas avoir beaucoup suivi la délégation fidjienne, d’autant plus que “Fiji Day” tombait au milieu du festival. C’est là que j’ai découvert des costumes de régions des Fidji que je ne connaissais pas. J’ai trouvé jolis ceux de l’île de Rabi. Les Micronésiens originaires de Kiribati qui ont été les premiers habitants de cette île ont failli disparaître après la surexploitation de leurs mines de sulphate puis les bombes japonaises. Le gouvernement britannique a acheté l’île après la deuxième guerre mondiale et l’a rattachée aux Fidji.

Parallèlement au festival, a eu lieu l’installation de Mari-Mira. L’idée du projet est de présenter des œuvres évolutives à base de déchets et de matériaux sans valeur. Ces œuvres d’art sont créées par des artistes et des inventeurs locaux marginaux. Le site en parle mieux que moi. J’ai trouvé chouette les pneus d’avion transformés en cygnes et le “honey moon boat” que Paul et moi avons eu l’honneur d’étrenner.

Anne a quitté les Fidji mercredi matin. Elle va travailler pour le programme alimentaire mondial à Rome! J’avoue être contente que mon cadeau surprise (une peinture d’un artiste local que j’aime beaucoup aussi) est vraiment été une surprise (c’était pourtant mal partie entre le coup de fil de la mère du peintre auquel Anne a répondu et moi me retrouvant dans le même taxi qu’elle avec la toile non emballée…) et qu’il lui ait autant plu. Elle va me manquer.

Sinon une rumeur courre sur la venue prochaine de cyclones à cause des inhabituelles rafales de vent et de la notable absence de soleil. Je commence à faire des réserves d’eau bouillie.

Charlotte (que je vais appeler Charlotte F. pour éviter toute confusion avec Charlotte B. rencontrée précédemment et actuellement en Nouvelle-Zélande) emménage ce soir. On a peine au le temps de déplacer nos affaires dans la chambre d’Anne pour profiter de la vue sur le jardin avec papayers, citronniers et cocotiers!

Aucun commentaire: