mardi 26 février 2008

Excuses, Soundwave Festival et une fleur

Le 13 février, Kevin Rudd, le premier ministre australien a présenté publiquement ses excuses aux aborigènes d'Australie ainsi qu'aux indigènes des îles du détroit de Torrès pour les mauvais traitements infligés aux "générations volées". Des milliers d'enfants (surtout des métisses) ont été enlevés de force à leur parents par le gouvernement pour couper définitivement leurs racines culturelles.

Reactions to the Prime Minister's apology in Canberra and Sydney today. Photos: Peter Rae, Jon Reid and Mark Graham. The Sydney Morning Herald, 13th February 2007.

Voici le texte en question (traduction-pas terrible-de Wikipédia):
"Aujourd'hui, nous honorons les peuples indigènes de cette terre, les cultures continues les plus anciennes dans l'histoire humaine. Nous réfléchissons aux mauvais traitements qui leur ont été infligés dans le passé.
Nous réfléchissons tout particulièrement aux mauvais traitements infligés aux Générations volées - ce chapitre terni dans l'histoire de notre nation.
Il est temps maintenant pour la nation d'écrire une nouvelle page dans l'histoire de l'Australie, en réparant les torts du passé, et donc en avançant avec confiance vers l'avenir.
Nous demandons pardon (We apologise) pour les lois et les politiques des parlements et gouvernements successifs qui ont infligé une profonde détresse, souffrance et perte à nos compatriotes australiens.
Nous demandons pardon en particulier pour le retrait des enfants aborigènes et indigènes du détroit de Torres à leurs familles, à leurs communautés et à leur pays.
Pour la douleur, la souffrance et la peine de ces Générations volées, de leurs descendants et de leurs familles séparées, nous demandons pardon (we say sorry).
Aux mères et aux pères, aux frères et aux sœurs, pour la désintégration des familles et des communautés, nous demandons pardon.
Et pour l'indignité et la dégradation ainsi infligées à un peuple fier et à une culture fière, nous demandons pardon.
Nous, le Parlement de l'Australie, demandons respectueusement que ce pardon soit reçu dans l'esprit dans lequel il est proféré, pour qu'il contribue à la guérison de la nation."
Un pas vers la réconciliation que beaucoup attendaient depuis très (trop?) longtemps.

Quand à mes tribulations quotidiennes, beaucoup plus frivoles je vous l'accorde, elles se résument aux épisodes suivants:
un week-end à Byron Bay: ça y est je sais nager dans ou plutôt avec les vagues! ,
un festival de musique avec Incubus en tête d'affiche mais Paul a préféré manger de la poussière en pogotant au doux son de Killswitch Engage et moi je me suis cantonné à la scène acoustique où j'ai eu le plaisir de découvrir mewithoutyou,
enfin, parce que le temps semble être un sujet à la mode (y'a plus d'saison), je me permets de mentionner les abondantes pluies de ces 3 derniers mois censés incarnés l'été dans cet hémisphère.
Si certains barrages débordent, les restriction d'eau sont toujours au niveau 6, le plus haut atteint depuis leur mise en place.
Niveau 6 ça veut dire: moins de 200 litres d'eau par jour par personne sinon on se prend une amende, interdiction d'utiliser un jet d'eau (et attention les voisins veillent!), permission d'arroser le jardin (au sceau sauf pour les plus de 60 ans) seulement un jour sur deux (selon le numéro de la maison et sauf le dimanche) et évidemment besoin d'un permis pour changer l'eau de la piscine ou du spa mais là, forcément, je me sens moins concernée.
Je ne vais pas me plaindre: notre abri de garage croule sous les vignes et est littéralement ligoté par une mystérieuse liane qui s'est révélée être une grenadille. Non seulement elle donne le délicieux fruit de la passion mais aussi des fleurs extraordinaires. Voici celle qui vient de pousser sous notre fenêtre:

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