J’ai accompagné 7 de mes élèves en Nouvelle-Calédonie du 21 au 28 avril.
J’avais choisi ces élèves en fonction de leur motivation et de leur attitude en classe. Une bonne partie d’entre eux n’étaient jamais partis des îles Fidji.
Le départ s’est bien passé et malgré la quantité incroyable de bagages, il n’y eu aucun problème à l’aéroport.
Nous avons été reçus à l’aéroport de Tontouta (Nouméa) par tous les correspondants, des mamans et Isabelle (la prof d’anglais).
On a ensuite pris un bus jusqu’à Canala en longeant d’abord la côté est puis en traversant les montagnes. Je me souviens de la première réflexion des élèves: « qu’est-ce que les routes sont belles! Il n’y a pas de nids de poule! »…
J’ai été accueillie chez Chantal et Bernard. Il y avait aussi Filomène, la mère de Chantal. Leur maison est dans la tribu de Neho,à 15 minutes en voiture du village de Canala. Leur maison est entourée des plantes et des arbres de Chantal, pépiniériste. Il m’ont donné la chambre d’un de leurs fils et m’ont traitée comme leur fille pendant nos 5 jours à Canala.
Chacun d’entre nous a passé le dimanche seul en famille d’accueil.Ce jour-là Chantal et Bernard m’ont emmenée jusqu’à la tribu de Ouassé, joli petit village en bord de mer dont l’attraction est un cocotier avec un nœud.
Pour y aller, on est passé par le plateau de Bogota, regorgeant de nickel et offrant une vue magnifique sur les collines et le village de Canala.
On est aussi allés sur la tombe d’Eloi Machoro, leader indépendantiste originaire de Canala assassiné pendant les évènements.
Lundi, il y a eu une petite cérémonie d’accueil au collège. Daniel, un de mes élèves, a présenté notre geste coutumier au principal. Ensuite chaque élève est allé en cours avec son correspondant. Ils ont tous halluciné sur la durée des cours (maximum 2X35 minutes aux Fidji et jusqu’à 2 heures ici) mais ont trouvé les bâtiments et les salles de classes magnifiques.
L’après-midi, le prof de sport a organisé un match amical entre mes élèves et le tout nouveau club de rugby du village. Si aucun de mes élèves ne joue régulièrement au rugby aux Fidji, personne ne niera qu’ils ont le jeu dans le sang.
Mardi on a d’abord visité une mine de nickel. Mes élèves ont été impressionné par la taille du chantier et on tenu à ramener d’énormes morceaux dans leur bagages.
On s’est ensuite arrêtés quelques temps sur la plage de sable noir de Saint Paul pour ensuite aller sur la tombe d’Eloi Machoro pour y accrocher un manou (bout de tissu) et visiter la mission catholique à ses côtés. On a fini la journée en se baignant dans les cascades de Ciu.
Mercredi matin, on a commencé par visiter l’OGAF (Opération Groupée d’Amménagement Foncier) de Canala. Les élèves ont été très inspirés par cette opération de développement local qui, entre autres commercialisent les produits de Canala tels que les fruits et légumes.
On a enchaîné avec la mairie, dont la forme des bâtiments est inspirés des cases kanaks.
Puis ce fut la cérémonie d’adieu avec du kava de notre part et un festin de la part de la part du collège. Mes élèves ont chanté Isa Lei avant de quitter, les larmes aux yeux, leurs correspondants.
Le voyage en bus jusqu’à Canala a été long mais dès notre arrivée à l’auberge de jeunesse nous avons été accueillis par la famille (fidjienne) d’Adi Paulini. Ils nous ont emmené pique-niquer au bord de la plage (à Anse Vata).
Le lendemain matin, nous sommes allés au centre culturel Jean-Marie Tjibaou dont l’incroyable architecture est aussi intéressante que les œuvres d’art. J’ai beaucoup aimé le mélange d’œuvres mélanésiennes modernes et traditionnelles.
Vu l’état des élèves après cette visite, l’après-midi a été consacré au repos.
Le lendemain matin nous avons visité le musée territorial de Nouvelle-Calédonie qui a passionné les élèves. La quantité d’objets uniques mélanésiens qu’on peut voir dans ce musée est fascinante.
L’après-midi, on a marché de la ville jusqu’à la Baie des Citrons. La balade a été longue mais la plage en valait le coup.
Pour le dernier soir, on a pu s’offrir un dîner dans un restaurant typiquement français: La Chaumière. Les élèves s’étaient mis sur leur 31 et ont apprécié chaque bouchée de leur repas, en particulier les desserts.
Beaucoup m’ont demandé de les laisser à l’aéroport au moment de partir mais à peine arrivés dans le bus pour rentrer à Suva, ils ont mis la radio pour suivre les « Coke Games » (compétition nationale d’athlétisme entre les écoles extrêmement populaire) et quand ils ont entendu que Suva Grammar étaient les nouveaux champions ils sont allés directement au stade pour fêter ça….
jeudi 10 mai 2007
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