mardi 8 novembre 2005

Le Pouce de Joske

Au a yadra e na ono e na mataka lailai ni vakarauwai
= je me suis levée a 6 heures samedi matin
et oui je progresse en fidjien.
6 heures pour arriver au village de Naikorokoro vers 7 heures avec une nouvelle équipe du rucksack club et attaquer l’ascension du Pouce de Joske (sa forme et le nom de la première personne l’ayant conquit étant a l’origine de son nom).
Ce fut une ascension similaire à celle du Mont Voma (voir un des articles précédents) : boue, herbes de taille humaine et surtout la forêt tropicale avec ses arbres de taille et aux formes incroyables emberlificotés de lianes dont le diamètre atteint parfois celui de mon mollet. En bonus cette fois on a aussi dû traverser plusieurs fois une rivière, ça rafraîchit. Parmi les grands moments de l’ascension je citerais :
ma rencontre avec Catherine, une française prof de fle a l’humour décapant qui a voyagé presque partout dans le monde,
la perte de ma lentille après avoir reçu l’extrémité d’une branche directement dans l’œil droit (aie),
les vues incroyables depuis le presque sommet (le véritable sommet étant une falaise, il est inaccessible sans corde),
la descente digne d’un parcours accrobranche
et la touche finale typique moi : j’ai oublié mes chaussures de marche à Naikorokoro après m’être lavé les pieds dans la rivière. J’ai heureusement pu les récupérer le lendemain.

Dimanche, à part retourner au village chercher mes chaussures et me remettre de mes courbatures (aux épaules), on est aussi allé faire un tour au musée où je n’avais jamais mis les pieds malgré sa proximité (au bout ma rue)…

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