Non les travaux pour enlever les débris du mur des voisins n’ont toujours pas commencé et cela fait donc maintenant plus de 10 jours que l’eau s’écoule dans nôtre appart, l’odeur de chien mouillé et les douches froides sans pression font ainsi partie de mon quotidien…
Suva Grammar (mon école) a célébré la journée mondiale des enseignants (dont je n’avais jamais entendu parler avant) vendredi ; les élèves préparaient secrètement le programme de cette journée depuis 3 semaines : ils nous ont ‘remplacés’ pendant les cours du matin puis toute l’école s’est réunie dans le hall pour les ‘teachers awards’, tous les élèves ont voté pour des prix comme ‘le prof le plus aimé’, ‘le prof le plus sexy’, ‘le prof qui donne le moins de devoirs’, ‘le prof modèle’, ‘le prof avec la coupe de cheveux la plus sexy’(prix magnifiquement remporté par le prof avec le moins de cheveux) etc. Je n’ai rien gagné mais j’ai été nominée pour le prix de la prof la mieux habillée et le prix du meilleur nouveau prof… La cérémonie de remise des prix a été ponctuée de sketchs hilarants parodiant les profs et le proviseur et ses adjoints.
Samedi matin on (une 15aine de membres du rucksack club) a quitté Suva pour faire la Cross Island Walk.
Première étape Tavua, un village au nord-est de Viti Levu (l’île principale des Fidji) où on a pris un camion pour descendre jusqu’à Nagatagata, un village à l’intérieur des terres où on est arrivé en début d’après-midi. On a fait une version raccourcie du sevusevu (cérémonie d’accueil selon le protocole fidjien où on partage le kava avec les visiteurs) puis on a apprécié le paysage et l’incroyable gentillesse des habitants.
Le repas du soir qu’on nous avait préparé était tout simplement gargantuesque. On a passé la nuit dans le grand bure du village, je dis passé parce que je n’ai pas pu fermé un œil à cause du ronflement incessant et irrégulier de ma voisine de tapis de sol.
Après le petit déjeuner le plus calorique de ma vie, on est parti le lendemain matin pour Nubautautu, village célèbre car c’est ici que les habitants ont tué et dégusté le révérend Baker qui avait offensé le chef du village.
On a marché environ 5 heures sous un soleil de plomb mais entouré de splendides monts et vallées. Après un bain à l’ancienne dans la rivière la plus proche et l’inévitable sevusevu, on est allé sur les lieux de la capture du révérend en question où les habitants lui ont dédicacé une plaque…
Le soir on a pu déguster les poissons pêchés le jour même et une quantité évidemment énorme de cassavas et de taros (les pommes de terre locales).
La suite dans quelques heures.
mercredi 12 octobre 2005
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